Méniscectomie du Genou

Le principe du traitement chirurgical est d'enlever la partie du ménisque où siège la lésion : c'est ce que l'on appelle une Méniscectomie.

Cela se déroule sous arthroscopie, c'est-à-dire uniquement par 2 petites incisions de part et d’autre du tendon rotulien, permettant d’introduire une caméra vidéo et des instruments miniaturisés spécifiques dans l’articulation. Cette méthode permets, outre la prise en charge de la lésion méniscale et l’exploration de l’ensemble du genou, de ne pas détacher les muscles et donc d’améliorer considérablement les suites opératoires, la rééducation et le retour aux activités professionnelles et physiques.

menisectomie_partielle fissure_menisque

Les suites opératoires

L’intervention se déroule en ambulatoire (hospitalisation de jour), sous anesthésie générale ou loco-régionale.
 Des pansements infirmiers sont nécessaires tous les deux jours pendant 15 jours.

Le traitement anticoagulant n’est pas systématique, et dépends des facteurs de risque potentiels.
L'appui est autorisé immédiatement avec des cannes anglaises pendant une dizaine de jours.

L'arrêt de travail est d'environ trois à quatre semaines.

La rééducation est fortement conseillée ; elle est débutée très rapidement, dès le lendemain de l’intervention. Sa durée est d'environ un mois.

Le suivi post-opératoire initial se fait en consultation à 1 mois, 3 mois, 6 mois et à 1 an.

Les principales complications possibles

Il existe des complications communes à toutes les interventions chirurgicales : complications anesthésiques, échecs et mauvais résultats, infections, raideur articulaire, problèmes de cicatrisation…

Il existe aussi des complications plus spécifiques :

  • Epanchement articulaire : cela peut être un épanchement sanguin (hémarthrose) nécessitant une ponction, ou un épanchement de synovie, souvent du à une reprise trop rapide de l'activité. Sa persistance peut parfois nécessiter une infiltration intra-articulaire.
  • Algodystrophie : elle se traduit par un enraidissement et des douleurs diffuses, le plus souvent régressifs en quelques mois. Le traitement se fait par injections de Calcitonine puis une rééducation douce et prolongée.
  • Phlébites : il s'agit de la formation d'un caillot dans une veine de la jambe. C’est pour cela que certaines personnes nécessiteront un traitement anticoagulant préventif en fonction des différents facteurs de risque. Elles peuvent entraîner des embolies pulmonaires exceptionnellement mortelles.
  • Lésion vasculo-nerveuses : de rares cas ont été décrits.

Cette liste peut paraître inquiétante, mais les progrès des techniques et en particulier de l’arthroscopie ont fait énormément baisser le taux de complications.

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