Kyste du Poignet

Le kyste synovial (ou arthrosynovial) est une tuméfaction qui se développe au niveau du poignet. Cette masse est tendue, plus ou moins mobile et parfois douloureuse à l’appui ou dans certains mouvements. Discrète initialement, elle peut devenir volumineuse.
Il est dû au développement dans la membrane qui tapisse l’articulation, d’une tuméfaction remplie de liquide synovial.

Ces tuméfactions sont parfaitement bénignes sans autre gravité que la gêne qu’elles occasionnent dans les mouvements ou dans la saisie des objets. Des douleurs et des signes d’irritation des tendons (ténosynovite) sont fréquents. Parfois ces kystes s’estompent spontanément, parfois leur volume varie dans le temps, mais il est impossible de dire à l’avance quelle sera l’évolution spontanée.

Divers traitements non chirurgicaux existent : L’écrasement du kyste, douloureux et souvent peu efficace n’est plus réalisé de nos jours. La ponction (évacuation à l’aiguille du kyste) suivie d’une injection de corticoïdes : les récidives sont fréquentes.

En quoi consiste le traitement chirurgical ?

Il est justifié dès lors que le kyste devient gênant (douloureux, inesthétique, volumineux, limitant les mouvements…).

Le traitement consiste à ôter en totalité le kyste et sa base d’implantation afin d’éviter le risque de récidive. Ceci implique une brèche articulaire qui en cicatrisant peut se rétracter et donc occasionner une raideur du poignet contre laquelle il faudra parfois lutter par de la rééducation.

Ce traitement peut être réalisé sous arthroscopie du poignet

Les suites opératoires

La chirurgie est en règle ambulatoire (dans la journée), sous anesthésie loco-régionale.

Des pansements infirmiers sont nécessaires tous les deux jours pendant 15 jours.
L’arrêt de travail est de 2 à 3 semaines environ.

La rééducation n’est pas systématique mais peut être nécessaire en cas de léger enraidissement.

Les principales complications possibles

Il existe des complications communes à toutes les interventions chirurgicales : complications anesthésiques, échecs et mauvais résultats, infections, raideur articulaire, problèmes de cicatrisation…

Il existe aussi des complications plus spécifiques :

  • Enraidissement simple : la rééducation suffit dans la très grande majorité des cas à assouplir l’articulation.
  • Algodystrophie : elle se traduit par un enraidissement et des douleurs diffuses de la main, le plus souvent régressifs en quelques mois. Le traitement se fait par injections de Calcitonine puis une rééducation douce et prolongée.
  • Récidive : le kyste peut se reformer dans environ 10% des cas.

Cette liste peut paraître inquiétante, mais les progrès des techniques chirurgicales et anesthésiques ont fait énormément baisser le taux de complications.

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